lundi 9 septembre 2013

Imprévu

Je crois que j'ai perdu l'envie d'écrire. Je crois surtout que j'ai perdu la première phrase, celle qui me permet de remplir la feuille blanche. Tu sais l'inspiration, la flamme, la muse.
Quand je me suis connecté, je me suis dit tiens...je vais te parler de mon we. J'ai essayé de trouver une accroche, un angle d'attaque...mais non rien n'est venu éclaircir mes pensées. Je persiste à croire que moins tu écris, moins l'envie est entretenue. Pourtant tu vois, j'aligne les mots pour ne rien dire...c'est bien que j'ai quelque chose à dire. Serait-ce donc la forme qui me manque ?...oui parce que le fond après tout je l'ai.
Bon reprenons. Je suis donc venu ici te confier quelques bribes de mon week-end....comme je n'ai pas la forme, tant pis, je te livre le fond en brut.

  • J'ai revu la Rousse. Son premier concert de sa dernière tournée intemporelle. Oh ce n'était pas prévu. Un coup de tête. Comme ça parce qu'impossible de ne pas être à la première comme les autres fois. Histoire d'avoir la surprise totale et d'éviter les innombrables spoilers de la toile. Je suis sorti du concert quelque peu dérouté ne sachant pas si j'avais aimé ou pas. j'avais trop en tête les derniers shows. Du coup sa structure complètement revue m'a déstabilisé. Mais pourtant le show était grand, futuriste, technique et épuré. Elle,..., elle fut vraiment sobre, simple, authentique,et toujours aussi fragile. L'extravagance et la provocation ont fait place à l'intime. J''y ai vu une sorte de message d'adieu. Je me trompe sans doute...j'attendrai peut-être trois ou quatre ans pour avoir une réponse à mon questionnement. En attendant je la revois en fosse la semaine prochaine mais aussi dans deux mois ailleurs.
  • J'ai revu un animal aquatique nocturne, toujours aussi attachant. Un we en sa compagnie est toujours très agréable. Partage du gite et du couvert. Saveurs asiatiques et européennes. Ballade digestive dans une coulée verte sous un soleil parisien franc et généreux. De la simplicité complice comme j'aime.
  • J'ai revu Chrislife et Mister A le temps d'un verre en terrasse près des Halles. Cela faisait déjà presque un an que nous nous étions rencontrés pour la première fois. Ce fut un plaisir de les revoir tous les deux, même si ce fut court vu que mon avion ne pouvait pas m'attendre.
  • J'ai eu une belle surprise et sans doute un peu de chance avec le planning bien rempli du jeune homme...j'ai rencontré Tto et son Zolimari ! C'est bien de pouvoir enfin mettre un visage et une voix sur un blogueur que je suis depuis des années parce qu'il sait bien entretenir le mystère...tiens ça me rappelle une Rousse...hi hi hi...Une belle rencontre bien sympathique avec deux gaillards bien malicieux et très complices. Nous avons partagé un bon moment bien arrosé de Mojitos. Tto en IRL est bien en accord avec ce qu'il écrit quotidiennement et Zolimari aurait pu nous faire un concert entier si Tto ne l'avait pas retenu...Je crois que nous aurons l'occasion de nous revoir histoire de discuter un peu plus longtemps et faire plus ample connaissance.
Ah ben voilà j'ai quand même écrit un billet. C'est pas glorieux mais au moins j'aurai fait un post pour le mois de septembre histoire de maintenir le rythme d'un billet par mois :)


vendredi 2 août 2013

Virtuel différent


La contrariété ne me quitte pas depuis quelques jours. Je devrais passer à autre chose mais je n'y arrive pas car je ne comprends pas. J'ai commencé à écrire ce billet avec de la colère, que j'ai ravalée dix minutes après,...alors j'ai effacé ce début de post pour ne pas qu'il ressemble à un pamphlet. Je devrais être capable de passer outre ce détail insignifiant. Pourtant il me ronge car il m'attaque de front.


J'attache une importance à mes relations quelque soit leur nature. Je ne m'autorise pas à juger, à attaquer, à être belliqueux même s'il me serait vital d'exploser de temps en temps pour évacuer le trop plein de pression. J'essaie la tempérance et la douceur pour éviter de blesser lorsque je tente de m'exprimer. Si tu me remballes, alors je me tais. Je prends de la distance. Tu peux me critiquer, juger mes choix en désaccord avec les tiens. Peu importe surtout si tu ne fais pas parti des contemporains de la ma réalité. Tu peux penser que j'ai changé. Physiquement c'est certain. Mentalement, comment peux-tu donc être si sûr de tes opinions à mon égard alors que tu ne me connais pas réellement. Ah oui tu me lis, peut-être, parfois, ou jamais...ce sont des mots. Si tu entendais le timbre de ma voix, si tu voyais mes expressions faciales, tu y verrais mon intention mais là force est de constater que tout est question d'interprétation entre les lignes. Si j'exprime mes ressentiments, épargnes donc toi de m'exposer tes vérités avec une telle violence dans tes propos. Je ne pense pas l'avoir été. Peut-être que maintenant je le suis, retour de flammes volontaire et surtout ne vides pas ta rancoeur assassine sur mon entourage alors que tu pourrais régler tes différents d'une manière plus subtile.
J'agis comme bon me semble. Si tu penses que je suis comme panurge, que je sombre dans la facilité, que j'écorche mon image de garçon bien sage trop réservé, alors soit...je suis déception. Tu ne seras pas le dernier à te prendre les pieds dans mes paradoxes. Ceux qui savent peuvent comprendre. Je prends note des avertissements parce que malgré tout je garde de l'estime pour toi. Saches juste une chose supplémentaire me concernant,...j'ai en horreur l'injustice surtout lorsqu'elle touche la mauvaise cible.
D'expérience tu sais bien que le virtuel deforme le spectre de la réalité. Tout n'est pas noir ou blanc. Tout n'est pas factuel. Il te manque des données véritablement concrètes, celles auxquelles tu peux accéder en me cotoyant quotidiennement. Je suis sur la rive, celle en terre sèche. Je te regarde à travers l'eau. J'y aperçois ton reflet qui ondule au gré du vent comme tu ne vois que le mien.
L'avantage de cette fragile pixellisation...c'est que d'un coup de clic, tu vides l'eau de l'étang...



vendredi 19 juillet 2013

Aisselle moi si tu peux

Non mais c'est quoi cette odeur ? Tu aurais pu aérer la pièce non...c'était trop demandé ? Non mais attends un peu là tu trouves pas que l'odeur putride qui te fait convulser ressemble étrangement à une aisselle faisandée ?...ouais c'est vrai ça...faut dire que le proprio des lieux est un peu négligent. Non mais il en branle pas une (enfin si...) ici depuis l'avènement de l'été...normal que ça pue...


Oh les mecs c'est bon vous arrêtez un peu vos conneries. Je fais ce qu'il me plaît. Putain de bordel de biiiiipppp. Laissez moi donc du temps et de l'inspiration. Et puis de toutes manières...enfin bref l'heure est grave surtout à cause de vos aisselles. Oui justement vous vous plaignez de l'odeur du lieu...ben c'est comme vos dessous de bras en moins pire.


Dame Nature t'a fait don de poils dès ta puberté, signant ainsi par ces caractères sexuels secondaires ton entrée dans le summum de ta virilité. Je ne ferai pas ici l'apologie du poil, certains de mes blogueurs-twittos adorés sont les spécialistes. Non je voudrai juste te signaler, bien que je soupçonne que tu ne sois pas assez con pour ne pas le savoir, un cruel dilemme d'ordre purement hygiénique...la lutte contre les odeurs corporelles.

Premier principe...tu te laves ! Bordel c'est pas compliqué à comprendre...et en plus c'est quand même bien agréable cette petite douche matinale bien fraîche pour te réveiller...et supprimer des peaux mortes et ta sueur nocturne et autres résidus de ta nuit torride...Chez certains, les chanceux, ceux qui transpirent peu, ce stade pourrait suffire pour le reste de la journée en appliquant également

Deuxième principe : Tu ne t'épiles pas...et là je vois déjà bondir certains au fond de la salle brandir la pancarte de l'esthétisme et du confort visuel...Je te le concède que la forêt ardente lorsque tu lèves le bras en débardeur, ça ne me fait pas bander mais une aisselle entretenue discrètement tondue est plutôt agréable à reluquer...Pourquoi ?...mais crétin si tu as des poils ici c'est pour garantir le respect de la physiologie des fluides corporels...oui le poil contrairement aux idées reçues limite la transpiration et le développement des odeurs à condition de respecter le principe numéro 1


Troisième principe : DANGER WARNING BE CAREFUL....bref tu ne devrais pas utiliser de déodorants anti transpirant parce qu'ils contiennent des sels d'aluminium qui, même si les études restent controversées, seraient une véritable bombe à retardement sanitaire car potentiellement facteur favorisant le développement de carcinome mammaire, de pathologie osseuse, et même être un des agents responsables de la maladie d'Alzheimer car l'aluminium est neurotoxique et les seuils autorisés sur le marché semblent déjà trop élevés pour éviter une catastrophe.
Oui je te vois ricaner en agitant ton flacon sans paraben à la Pierre d'Alun...et ben c'est pareil...même si le taux est plus faible...la pierre magique contient AUSSI de l'aluminium donc mon chéri tu ne seras pas sauvé.
Autant te dire que celui qui utilise le super déo 96h de protection, il peut déjà signer sa convention obsèques...
Han mais c'est horriiiibbbbllllllllllleeeeeee !!!!! Puer ou mourir tu dois choisir.

Quid des déo non antitranspirant sans paraben et sans sels d'aluminium ? Ils existent mais sont d'une rareté...et disons qu'il sont quasiment inefficaces même sur l'action anti odeur.
Une solution alternative ?....ouep...vieux comme le monde...le bicarbonate de soude...si si je ne l'ai pas testé encore....je suis encore sur le chemin des condamnés même si naturellement je fais partie des chanceux du principe numéro 1.


Dernier principe : si tu es un gros porc, va voir ailleurs si j'y suis...pour les autres ceux qui au moins respecte le principe number one, pourquoi ne respectes tu pas le dernier ? Tu prends soin de ta peau, tu te laves,...et puis quoi tu ne changes pas de tee-shirt ?...ben ouais couillon, change de vêtement quotidiennement voire deux fois par jour...Évites le synthétique, arrête les teeshirts moulants si tu es une véritable fontaine de l'aisselle, préfère le coton ou le lin et les vêtements un peu plus amples...

Bref prends soin de toi

vendredi 21 juin 2013

Lamentations



Non ce n'est pas une de mes habitudes ordinaires que de me plaindre mais là excuses-moi du peu mais la coupe est pleine, pire elle déborde. Je ne peux plus voir en peinture ce gris noirâtre dès mon lever matinal. Je ne veux plus entendre le clapotis des gouttes dans les flaques. Je ne supporte plus les manches longues, les manteaux et les imperméables. Je déteste cette humidité hivernale. Où est donc passé mon astre favori, celui qui me réchauffe et qui éclaire ma vie ?. Je veux pouvoir me sentir léger, sortir les tee-shirts colorés, lézarder torse nu sur la terrasse simplement bercer par le chant des oiseaux pendant que la chaleur caresserait ma peau à défaut de bien la colorer.


Je suis un homme du soleil, celui qui ne craint pas la chaleur, celui qui ne sue pas à grosses gouttes dès que le mercure dépasse les 25°C. Je déteste le gris du ciel et celle qui s'écoule continuellement depuis des mois sans répit. J'ai besoin de lumière vive, celle dont tout être dépend pour sa survie. Même les plantes et les cultures ont besoin de rayons incandescents pour prospérer. Il ne faut pas contrarier la physiologie sous peine de récolter des conséquences néfastes.


J'aimerai bien arrêter d'avoir en tête " Rien que de l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de là-haut "



Je danserai mieux au rythme d' "au soleil, m'exposer un peu plus au soleil" 



J'aimerai voir les gens sourire, ne plus les entendre dire que toute cette pluie les déprime. Je préfère qu'on nous bassine les oreilles sur la sécheresse plutôt que de voir des vestiges inondés. Oui il nous faut de l'eau, je ne dis pas le contraire, juste ce qu'il faut pour le niveau de nos nappes. Là les réserves sont même archi pleines si bien que nous pourrions presque passer un an voire deux sans une seule goutte de pluie. Voilà c'est officiel le printemps est terminé...aujourd'hui c'est l'été, la saison où les yeux devraient pouvoir s'en donner à coeur joie à reluquer les pattes velues de ces messieurs ou à deviner les torses sous des tee-shirts bien moulants.

Au lieu de légèreté, de grillades au barbecue avec un bon verre de vin, ou de douces flâneries, je guette le moindre signe d'amélioration, celui qui donnera enfin le top départ estival...

Je te préviens le premier qui dit qu'il a trop chaud....

dimanche 26 mai 2013

Thé à la menthe

Quand la météo française n'est point clémente, tu dois absolument la trouver ailleurs avant de sombrer dans une crise de folie...le paradis existe, je peux te le garantir et à moins de deux heures et demie de vol. Maroc...Marrakech. Oui je te vois venir avec des grandes papattes, rien de bien nouveau sous le soleil, certains blasés crieront sûrement au côté has-been de la destination de la plus parisienne des villes marocaines...21ème arrondissement que je n'ai absolument pas remarqué tellement j'avais besoin de ma part d'eden.


Évacuons d'emblée le sujet qui fâche et qui occupe ton esprit depuis plusieurs mois, le temps fût des plus agréable. Du soleil non stop, de la chaleur frisant la trentaine de degré...voilà c'est dit tu peux me détester, mais si tu le voulais toi aussi tu pourrais partir et faire le plein d'UV puisqu'en mai tu fais ce qu'il te plaît !


Marrakech bouillonne de paradoxes...un subtil méli-mélo de passé et de futur si bien que tu ne sais pas vraiment en quelle année le temps s'est arrêté au coeur de la médina. Les chars à ânes ou les calèches à chevaux côtoient la multitude de scooters et motobylettes qui te frôlent dangereusement dans les rues car ici la priorité n'est guère aux passants mais bien aux deux ou quatre roues si bien que tu dois fermer les yeux et prier pour tenter de te frayer un passage ou bien traverser une rue. Les ambiances varient au fil de la journée, bien qu' invariablement rythmées par les appels à la prière des mosquées de quartier créant une étrange sensation presque oppressante lorsque les échos se répondent dans un brouhaha inquiétant; Tu regrettes presque les clochers et les carillons de nos églises.


Les femmes sont voilées de la tête au pied ne laissant parfois seulement percer leurs regards en fonction de la tradition ou de leur foi. La fashion week n'a pas réussi à les corrompre bien que dans la ville moderne tu peux croiser des lolitas aguicheuses. Les hommes sont fascinés par leur jogging quelque soit leur âge. Les visages sont glabres ou barbus, les cheveux courts d'un joli brun mais surtout ce qui les relient c'est bien leur gentillesse et leur politesse qui nous manque bien cruellement dans nos contrées européennes.


Je ne te parlerai pas ici de Gueliz qui ne présente absolument aucun intérêt puisqu'étant un concentré d'immeubles un peu moderne, de bars branchés et de boutiques aux franchises trop connues bien que déclinées en écriture arabe...ce qui vaut bien un clin d'oeil pour l'enseigne de fast food américaine qui doit bien avoir du mal à proposer son cheese bacon !


Je préfère largement me fondre dans la Médina qui apporte son lot d'anecdotes. Les souks font bien sûr partis du folklore local. Des petits ou des grands espaces le long des rues ombragées ou non étalant des tonnes et des tonnes de marchandises....la plupart du temps made in China ce qui discrédite totalement le véritable artisanat marocain. Ne t'attends pas à trouver la perle rare...tout le monde vend la même camelote....à des prix de départ complètement différents et carrément fantaisistes car le sport national ici est bien le marchandage, le baratinage, et la négociation ce qui n'est vraiment pas dans nos habitudes et peut rapidement t'agacer et faire ressortir ta mauvaise foi mais la règle est bien ici de garder le sourire et de ne point se fâcher pour une babiole de trois francs six sous...et puis tu sais aussi que si le marocain ne veut pas vendre ben il ne vend pas...et lorsque tu crois faire une bonne affaire dis toi bien que quoique tu en penses et malgré le visage pseudo maussade du vendeur...ce n'est pas toi qui sort vainqueur de cette bataille...Sache aussi que le bon prix est toujours celui pour lequel tu es prêt à obtenir gain de cause...mais à la base c'est bien au tiers du prix de départ que le bon prix se situe.


Faire des affaires creuse l'estomac. Ce dernier peut se réjouir tant l'offre gastronomique est savoureuse et franchement économique même pour les bourses les plus modestes. De la pastilla aux tajines, des keftas aux merguez, du coucous aux succulentes pâtisseries marocaines...ton palais est au bord de l'orgasme culinaire. Du cumin, de la cannelle, de la coriandre, de la menthe, du ras el hanout....tes papilles découvrent de nouvelles saveurs. Et comment ne pas oublier le fameux thé à la menthe qui enchante ta journée du matin jusqu'au soir !


Et je ne t'ai pas encore parlé de la place Djemaa El Fna ni du patrimoine marocain...ni même du bakchich....

vendredi 10 mai 2013

La ligne jaune

"Et toi là bas !
Moi ?
Oui toi ! Tu crois que je ne t'ai pas vu...
Hein ?
La ligne jaune, abruti...! 
Quoi la ligne jaune ?
Tu ne franchis pas la ligne jaune ok ?"


C'est un peu l'impression qui m'habite en ce moment, celle de franchir parfois une ligne jaune invisible. Derrière cette ligne, tu m'imagines bien policé, bien tranquille, sage comme une image. Celui qui observe tout en silence qui n'intervient qu'en brossant le sens du poil, qui ne dit rien ou si peu. Tu m'aimes bien au fond, car je fais un peu d'humour, j'utilise tes mêmes codes, la dérision, le second degré. Je suis un suiveur discret, qui ne dit mot consent. Lorsque la mécanique se répète, elle rassure, elle endort. Tu sais comment je vais réagir lorsque je suis derrière la ligne jaune. Je suis si prévisible.
 

Tu crois me connaître...ouais tu crois. Mais moi je la vois bien cette ligne jaune, celle que l'autre con refuse que je traverse car il sait comment je suis de l'autre côté, rebelle et acerbe, prêt à sortir les griffes pour mieux t'écorcher quand tu m'énerves à me prendre la tête, lorsque tu fais acte de cynisme infecte et de méchanceté gratuite, sous cette couverture factice d'un pseudo humour dont tu prétends par la suite n'être finalement point dépositaire...Pourtant tu devrais savoir que ce qui est écrit reste et qu'il manque le son à tes mots pour y apporter de la nuance...alors oui j'ai souvent envie de franchir cette putain de ligne jaune pour te rentrer dans le lard lorsque j'estime que tu vas trop loin à mon goût.


 Ah cette ligne jaune qui me nargue mais me contient docilement. Je sais que la franchir n'est pas sans conséquence. Le territoire qu'elle protège est sauvage et dangereux. Chaque pas hors piste peut-être fatal sans retour en arrière possible. Tu ne m'as point encore vu la violer. Je me l'interdis. Danger. Ma ligne jaune, ma limite, celle que j'ai appris à entrevoir pendant mes plus jeunes années. Tu m'as sans doute surpris à jouer au funambule avec elle quoique tu n'as vraiment pas su interpréter les signes lorsque tu as senti une rupture de ton. Parce ce que je t'ai protégé aussi. Je le fais souvent. Tu ne le vois pas...enfin pas toi. Naturellement, en douceur, sans faire de vagues, je m'éloigne de la ligne jaune. Je feinte. J'esquive ou je me tais. La pression retombe....la mécanique qui rassure reprend le dessus. Je reste bien sage derrière ma ligne.

Ma ligne jaune. Mon mur infranchissable.

jeudi 2 mai 2013

Microcosmos

Si certains envisagent Twitter comme un réseau purement d'information, critiquant par la même occasion  la dérive actuelle consistant à ce que ce réseau devienne plus un site de chat et de rencontre qu'un moyen de partage informatif, je suis de ceux qui considère Twitter comme ce qu'il doit être, un réseau social comme un autre, où des relations entres followers et followés se créent au gré de l'humeur du jour de sa timeline.


Comme dans toute société humaine, tout le monde ne peut pas s'apprécier contrairement aux Bisounours noyés dans leur guimauve. De ce fait les affinités évoluent au fil des 140 caractères de leurs auteurs, tweets qui n'engagent qu'eux pour reprendre la formule consacrée. Comment alors ne pas être exaspéré à la lecture de certains tweets suintant de susceptibilité mal placée parce que machin refuse de lire trucmuche...Comment ne pas être agacé par des tweets assassins dégoulinant de méchanceté et de rancoeur gratuite ? J'ai l'impression parfois de me retrouver vingt-cinq ans en arrière, au milieu d'une cour de récré avec ses gniards pleurnichards parce que bidules leur ont volés leurs goûters...ou encore être spectateur d'un match de boxe où tous les coups, même les plus traîtres, sont permis afin de terrasser son adversaire pour mieux flatter son ego.


Twitter est une véritable fourmilière, une minisociété où chaque aspect sociétal, qu'il soit bon ou mauvais, se retrouve derrière chaque avatar. Lorsque je me connecte, je n'ai pas envie de me prendre la tête, d'être souillé par la bassesse ou par les relents d'égocentrisme que je côtoie à longueur de journée. J'ai envie de sourire, de rire. J'ai envie de relationnel même virtuel. Des échanges chaleureux, humains, qui donnent envie d'ouvrir sa porte. Découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles têtes...surtout pas pour la gloriole de se vanter d'être suivi par des millleirs d'inconnus...A quoi ça sert si tu n'interagis pas à part à te prendre pour le centre de l'univers ?
C'est pourquoi ma timeline est minimaliste, mon compte privatif pour opérer à la base une sélection des futurs twittos avec qui j'aurai peut-être la possibilité d'interagir...et je dois t'avouer que pour le moment je suis particulièrement heureux de pouvoir communiquer avec un certains nombres d'entre vous même si vous êtes issus d'horizons très différents, avec des idées parfois complètement contraires aux miennes parce que je vois en vous cette petite étincelle qui m'attire, cette chaleur que vous dégagez naturellement, ce petit plus qui constitue la base de mon microcosmos...un monde simple, complice, authentique, sans fard, sans masque...où le négatif n'a certainement pas sa place.